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Thursday, August 21, 2008

L'haiku aux forceps 7

Voilà déjà presque un an que je quittai le Japon, terre des dessins animés coquins et des champions olympiques de brasse. Comme vous pouvez l'imaginer, un vide béant s'est installé depuis, laissant votre serviteur en mal des merveilles du monde nippon: sushi aux crevettes, heures de pointes dans le métro tokyoïte, tenues affriolantes des Japonaises et, accessoirement, ma chère et tendre.
Pour surmonter la douleur d'un tel éloignement, je tente de m'immerger dans l'essence même de la culture nippone disponible en import, à savoir les hautes sphères du manga. Après, quelques errements m'ayant mené vers des inepties audiovisuelles telles que Amaenaideyo et High School Girls, je suis vite revenu aux valeurs sûres qui ont bercé mon enfance Hokuto no ken, Ken le survivant pour les francophones. Sentant revenir les sources d'inspiration inépuisables qui ont fait le succès passé de ce blog, je n'ai pas hésité à étancher ma jusqu'au bout ma soif de dessins finis à la va vite et de scénarii assurément écrits sous l'effet de substances psychotropes., ce qui m'amène aujourd'hui à l'épisode 103 de ce chef d'oeuvre. De cette cure mangaïque intense sont sortis les deux haikus ci-dessous dont la qualité n'a rien à envier à celle du programme audiovisuel évoqué précédemment :

未亡人も
孤児も助ける
北斗の拳


ビックリする
ケンシロの指や
無敵だって.

Saturday, August 2, 2008

L'haiku aux forceps 6, le gros retour

On approche dangereusement l'année de silence sur ce blog. Il est donc plus que temps de renouer avec mes lecteurs meurtris par ces longs mois de solitude version 2.0. Afin de remercier ce public chaleureux qui n'a déjà que trop souffert, je me propose de redémarrer très fort avec un haïku des plus léchés : alliant néologismes poétiques et subtils jeux de mots, il s'appuie sur le socle de la métaphore animale pour approcher ingénieusement les méandres de l'esprit humain.


虎馬や
暗い意識下に
隠れてる

Monday, May 28, 2007

Avortement

Je constate encore une fois qu’on ne peut faire confiance à cette plèbe de lecteurs passifs et fainéants, incapables de s’impliquer dans cette formidable aventure de la recherche du nouveau Moi. Ces manants sans ambitions laissent donc passer cette occasion unique qui leur était offerte, venant ainsi confirmer les paroles de mon bisaïeul : “donner le pouvoir au peuple, pour en faire quoi?”. Malgré un quotidien déjà surcharge, il a donc fallu que j’abandonne ma “Dame de pique” made in Microsoft et bouge mon sérénissime arrière-train pour trouver enfin ce nouvel avatar. Le fruit de cette quête solitaire, vous l’avez sûrement déjà aperçu, là juste à droite (Yuriko Nakao/Reuters). Il va sans dire que la récompense destinée au vainqueur de ce Grand Jeu Concours avorté me revient de droit. Je me propose donc d’écrire un haïku à ma gloire éternelle: 

果てしなく
生きる后妃や
一人ぼっち



Tuesday, May 15, 2007

L'haiku aux forceps 5

Fort des encouragements chaleureux d'un fidele indigène (si vous ne me croyez pas allez voir un peu par là), je continue donc, pour votre plus grand bonheur, cette série poétique qui ne s'arrêtera pas de sitôt, je le crains. Cette fois-ci, je reviens aux fondamentaux du haiku en réintégrant le fameux kigo (季語, la référence a une saison)que j'avais honteusement omis précédemment. Mais je tiens également à inclure les subtilités d'une langue japonaise moderne qui ne manque pas de jeux de mot coquins et autres calembours licencieux.


芝生では
秋の日に焼く
栗と栗鼠

Monday, May 14, 2007

L'haiku aux forceps 4

Le talent ne se maitrise pas, il se subit.

パチパチと
お耳を照らす
焼きうどん

Je sais pas pour vous, mais je crois que là, j'ai passé un cap de maturité artistique...

Monday, May 7, 2007

L'haiku aux forceps 3

Requinqué par une myriade d'encouragements et de commentaires au caractère laudatif, je ne puis résister à la tentation de vous montrer mon dernier bébé. Je vous autorise à utiliser ce poème au combien romantique auprès des demoiselles nippones, ca vous changera de vos habitudes de butor :

お月より
光の香り
白いサリ―

Sunday, May 6, 2007

L'( avec un ' majuscule) haiku aux forceps 2

Malgré les sarcasmes de ma première moitié de lecteurs, je persiste dans mon élan artistique... J'ai ici choisi un thème un peu plus universel histoire de séduire mon lectorat de rustres :

異常な春
五感を高める
六本木、夜

L'haiku aux forceps

Une passion nouvelle est née de mon fantastique voyage à Sendai. Plonge dans la culture japonaise jusqu’au cou pendant quelques jours, je découvris la beauté magique de la poésie nippone. Notamment cet haiku dont je vous ai déjà parle (松島や...) et qui résumait si bien la splendeur de Matsushimaya, a eu pour moi l’effet d’une révélation : je décidai de me lancer à mon tour dans la grande aventure de l’haiku.

Avant de vous faire découvrir l’étendue de mon talent en la matière, attardons nous quelque peu sur la nature même de l’haiku. L’haiku (俳句), un tercet de structure 5-7-5, est suppose évoquer l’impression de l’auteur de manière subtile et délicate, tout en étant lourd de sous entendus. L’haiku doit comporter ce que l’on nomme un kigo, c’est à dire une référence à une saison donnée. A mon grand plaisir, il se trouve que les plus grands auteurs se contrefichent de ces règles, d’ici a dire que pour être grand auteur d’haiku, il faut les transgresser, il n’y a qu’un pas.

Bref, à partir de dorénavant vous aurez la joie d’assister à la naissance d’un grand artiste et vous serez les premiers à profiter de mon incomparable plume. Une petite précision tout de même, ces haikus seront bien évidemment en Japonais sans sous-titres. Ils seront donc uniquement destine aux 2 seuls lecteurs ayant des capacités dans la dite langue. Désolé pour l’autre moitié de mes lecteurs.

Je vous offre ce premier haiku écrit à Sendai, non sans des heures de reflexions intenses :

城跡も

杜の都や

エメラルド